LES SENTIERS DU BIVOUAC

08 mai 2012

LE BIVOUAC de la PLEINE LUNE DE MAI 2012

 

 

bivouac mai

Le Bivouac de la pleine lune de mai fût une étape essentielle et marquante dans l'évolution des Sentiers du Bivouac.

P5050002

L'intensité spirituelle du moment (la Wesak), associée à des conditions météo agitées liées aux forces sourdes de la terre,de l'eau et du vent, a accouché d'un bivouac totalement inédit, rugueux, dense, plein d'imprévu et en définitive, riche et passionnant. Il y a eu une alchimie diffuse dans le groupe (réduit à 7 sur les 10 prévus en raison de la météo), chaque participant accueillant les circonstances extérieures avec le centrage que donne la force d'amour de la nature.


Tout d'abord la puissance de la rivière, gonflée par la fonte des neiges tardive, a créé une ambiance particulière.

Bivouaqueuses vanson

Arrivés à hauteur du bivouac, il a fallu tendre une corde-passerelle au dessus de la rivière pour sécuriser le passage.

passage de la riviere

Le temps d'arriver, de se familiariser avec l'énergie du lieu et d'honorer l'autel sous les derniers rayons de soleil, un orage de grêle mémorable s'invite brusquement. Les éclairs, le tonnerre, une force compacte  s'abat sur nous et nous observons un peu médusés les grêlons consteller le sol de ses petites perles glacées éphémères.

Exceptionnellement, nous avions apporté un double toit de tente afin de nous ménager un abri conséquent. Dérogation à l'esprit des Sentiers du Bivouac justifiée par les circonstances.


campement

CF & T

Rapidement, nous comprenons qu'il sera impossible de retraverser la rivière avant le lendemain. Le doux Vanson s'est transformé en un fleuve furieux charriant une boue rougeâtre. J'ai bien essayé de traverser (quand même, ma rivière, ma complice de tous ces jours heureux, comment en aurais-je peur ?), mais le constat est impressionnant : le courant devenu redoutable interdit toute tentative. Nous voici bloqués sur la rive Est.

riviere dechainee

Reste le côté ouest. Le soleil revient et illumine la colline et le bois de hêtres. Le groupe monte jusqu'au sommet et découvre la magie du lieu. Une plateforme secrète domine la rivière, et il nous semble que le lieu est habité, avec ses portes invisibles et son belvédère rocheux saluant les sylphes venus de la montagne des Monges.

Le ciel apaisé accueille notre première veillée à la nuit tombée. La présence  de la pleine lune de mai, encore masquée par la falaise, imprègne l'assemblée. Une intensité particulière s'installe progressivement, tout en douceur. La salutation aux 6 directions, un mantra chamanique, et voici les tambours animés par les hommes qui résonnent contre les rochers. La prière chamane chantée amène la danse des femmes. Danse de la terre, danse du corps en accord avec l'esprit de la lune de ce soir. Sobre, profonde, pénétrée. L'espace est libre enfin pour le silence. Les "grands-pères" s'approchent, et murmurent clairement. Le feu dessine quelques messages. Peu de mots seront nécessaires, finalement, pour sceller l'accord de cette soirée simple, fluide, pénétrante.

 

feu


La journée suivante prépare l'alchimie finale de ce bivouac décidément peu ordinaire.


jeux

Le niveau de la rivière a baissé et le matin nous retraversons enfin la rivière pour nous livrer à quelques jeux coopératifs sous le soleil. Le «coureur aveugle» nous réserve quelques émotions, tandis que «poules et canards» augure de ce que peuvent donner ces jeux comme humour, loufoquerie joyeuse et tendresse spontanée.

sommet

Puis nous montons vers le «nid d'aigle», des rochers escarpés dominant le site de leur majesté.

sommets
Lieu privilégié pour communier, et saluer le déva du Vanson.


L'après-midi, je prépare la sweat-lodge. Tous dorment ou se reposent au campement. Je ne le sais pas encore, mais des évènements totalement inattendus se préparent qui vont chambouler le programme. 
Tout d'abord, en fin d'après-midi une inquiétude se lève et nous décidons de reporter la sweat lodge par solidarité. Une d'entre nous, "Marie-Madeleine", est tombée malade, et se retrouve clouée dans son duvet. Puis tout s'enchaîne. Après une dernière soirée au coin du feu, j'ai scié trop de bois et travaillé au-delà des limites de mon corps. Verdict au réveil le lendemain matin : lumbago. Je suis consterné. Ma détresse est juste adoucie par l'optimisme de notre malade qui va déjà mieux et se sent d'attaque. 
Mais je perds la main et me retrouve tributaire de la solidarité du groupe. Le bivouac va devoir s'achever plus vite que prévu avec un impératif pour ce qui me concerne : réussir à parcourir les quelques kilomètres de rivière et de sous-bois qui nous rameneront à bon port avant que le temps ne tourne de nouveau. Mais je n'arrive même plus à me mettre debout et la situation devient critique. Pendant un bon moment, je perds confiance, balayé par le doute et l'inertie d'un corps rompu. Par instinct, je m'expose au soleil et me prosterne à terre,  buvant chaque rayon, abandonné à une prière muette. Je sens progressivement l'énergie de la rivière  monter en moi et me soutenir. Un vent solaire me parcourt. Je devrais être encore à terre, foudroyé par un lumbago de force 5 et pourtant je me redresse. J'ai la sensation de défier les lois de la pesanteur. J'en oublie presque ma douleur, coriace et tenaillante, face à ce véritable miracle qui me permet de tenir debout quand je décide de traverser la rivière. Mes compagnons m'observent de loin, un peu incrédules et absorbés par leur tâche de ranger et rapatrier le matériel et les affaires .N'étant pas en capacité de les aider, sans réfléchir, je me lance et pousse un cri de joie féroce en accostant sur l'autre rive. Une sensation de liberté irrésistible m'inonde et pendant plus d'une heure, euphorique, je communie avec la rivière et le feu du ciel en marchant de tout mon être, delivré, purifié.

valerian bivouac

Lorsque nous nous retrouvons tous ensembles pour notre dernier cercle, tout en regrettant de n'avoir pu offrir à mes compagnons le bouquet habituel de sensations et de lieux secrets qui font le charme et le bonheur de tout séjour dans le Vanson, je suis saisi par la puissance de notre expérience commune.  C'était pour nous. Tout est juste. Je me sens rempli d'une force inhabituelle, une joie évidente qui me murmure que ce bivouac est, au-delà des évènements, une vraie réussite malgré tout. Notre épreuve commune a été créatrice, formatrice et, finalement, bienveillante. 

Pour Marie-Madeleine, l'expérience a été aussi concluante et présente finalement  une similitude avec mon propre vécu. Des énergies fortes, un travail intérieur dans des circonstances inhabituelles ont sous-tendu son état qu'elle a finalement vécu comme un processus intense, riche de sens, presque initiatique et couronné par un rêve prophétique (annonçant tous les évènements suivants) fait la veille.

Il y a eu des tensions aussi, entre ceux qui voulaient accueillir avec lâcher-prise les évènements et ceux qui préfèraient pointer l'urgence de la situation, et souhaitaient agir rapidement et plus concrètement. Pour moi il est flagrant que personne n'avait tort, ni raison. Nous avons vécu dans un athanor, un révélateur qui nous a offert une séquence dont chacun peut tirer des enseignements, et en premier lieu moi-même.

Ce que je retiens, essentiellement, c'est à quel point chaque bivouac constitue une richesse d'expérience inégalable, quelles que soient les circonstances. Cette nature forte, habitée, vivante, nous observe et agit sur nous, et nous en repartons avec un bagage invisible.

Mais je tiens surtout à remercier avec gratitude tous les participants de ce bivouac qui ont permis, par leur attitude et leur force intérieure, d'ouvrir d'autres portes bien au-delà des apparences en tenant leur cap  intérieur quoi qu'il arrive.  Il s'est produit quelque chose de réellement chaman en définitive, plus encore qu'avec les tambours ou les rituels. Une exigence forte nous plongeant au coeur de la nature  face à nos émotions et à nos peu
rs nous a conduits au-delà de la dualité à vivre une expérience hors du commun, qui pour moi marque l'étape de la maturité pour les Sentiers du Bivouac.  Ceci me donnera encore plus de détermination  pour les prochaines occasions. Merci à Crazy Fox et sa force inébranlable (physique autant que spirituelle), à Marie-Madeleine, à Zaïn, à Mana, et à Blanche et Tecumseh !

blanche et Tecumce

Bien entendu, ce bivouac s'est déroulé dans des circonstances très particulières qui probablement ne seront pas amenées à se reproduire de sitôt. Les prochains bivouacs auront pour vocation la douceur, la tranquilité...et pour objectif le beau temps qui permet d'ouvrir toutes les portes et les havres magiques de ce lieu !

 

 

Posté par bivouac à 20:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


01 janvier 2012

LA PENSÉE DE L'ANNÉE 2012

riviere

 

J'adopte pour l'année 2012 à l'attention de tous les sympathisants des Sentiers du Bivouac ce magnifique témoignage, offert par Omraam Mikhaël Aïvanhov et évoquant ses jeunes années passées dans le massif du Rila en Bulgarie auprès de Peter Deunov. Jeune homme, il fut un ardent pratiquant du bivouac en pleine nature, passant des nuits entières à contempler les étoiles au sommet du Moussala, à 3000m d'altitude, au milieu des flocons de neige.
Voici de quoi méditer avant de s'élancer sur les Sentiers du Bivouac dès ce printemps.

« ...L'endroit où je m'étais assis était très joli, mais pas plus que les autres alentour, et je crus d'abord à une hallucination : tout s'était animé, les pierres, les herbes, les arbres étaient devenus vivants, lumineux, comme enchantés. J'étais transporté d'émerveillement, je ne pouvais plus m'arracher à ce spectacle. Le phénomène dura longtemps, et c'est là que j'ai compris l'ignorance où nous sommes de ce qu'est véritablement la nature. Derrière les apparences se cachent des réalités que nous ne soupçonnons même pas, et c'est ainsi qu'à l'exception de rares moments privilégiés, toute la vie subtile de la nature nous reste inconnue, étrangère. » (« Auprès du Maître Peter Deunov, Éléments d'autobiographie 2 » p.346)

 

Posté par bivouac à 18:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
17 novembre 2011

LE TOUT DERNIER BIVOUAC de l'ANNÉE

fleurs automne 2

Je suis parti pour un ultime bivouac, solitaire cette fois-ci, dans une plongée en pleine nature sans filet, au coeur de l'automne et des premières gelées, loin de tout. Le froid, le silence et le dépouillement des arbres laissent une sensation forte. Seul au milieu des ombres de la forêt et d'une nuit longue de 13 heures, avec pour tout matériel un duvet très moyen et une couverture, je saisis l'occasion de m'abandonner au vertige sauvage de ma précarité. Je suis ici chez moi plus que n'importe où ailleurs, et l'hostilité apparente des éléments (le froid, l'humidité, l'obscurité) est un sésame rude mais grisant qui va me permettre d'accéder au plus profond des résonances silencieuses de la roche, des racines et du feu secret qui couve sous le givre de la forêt.

automne 3

Il y a un prix à payer. J'ignore si je vais avoir froid ou non, si l'humidité va pénétrer mes maigres pièces de tissu, mais j'ai jeté toutes mes forces en arrivant dans le combat pour trouver du bois. J'accueille avec gratitude deux chênes morts, abattus puis débités juste avant la tombée de la nuit. Soudain ma solitude s'estompe dans un crépitement joyeux : le feu frémit tout d'abord, léchant les maigres branchettes humides de génévrier et de buis puis, satisfait de l'offrande, s'élève enfin dans un cortège de présences éclatantes. La conquête de la nuit a commencé et, ivre de feu, je m'installe dans une contemplation sans fin. La rivière, gonflée par les récentes pluies, gronde en contrebas.

automne 4


Le vent du nord souffle légèrement et scelle ma fusion avec l'âtre incandescent. Je me blottis contre lui, suspendu au moindre craquement, fasciné par le rougeoiment des braises. Des formes apparaissent, animaux, visages, lettres ignées. Je me réjouis de l'épaisseur des grosses bûches de chêne parties pour durer. Les arbres dégarnis laissent apparaître le ciel constellé d'étoiles et le foyer de mon bivouac semble surgir telle une vigie brûlant à la vue de la voûte céleste.
La nuit s'étend, s'allonge, interminable, murmurante. Impossible de dormir pour l'instant. La lune s'annonce derrière la falaise et éclaire le sommet des gorges. Les chevreuils font rouler quelques pierres au loin. Le silence plonge au plus profond lorsque que des présences se font sentir : les sentinelles de la nuit approchent. En temps normal je me serais enfoui au plus profond de mon sac de couchage en suppliant le sommeil de m'emporter au loin, mais là je décide de rester en chantant et priant. Sensation merveilleuse, c'est une célébration païenne qui s'improvise en hommage au créateur et aux forces de la lumière. Un doux soleil illumine alors la nuit et une paix inattendue s'installe. Le feu se fait volupté dans mes veines, et je finis par m'endormir comme hypnotisé par sa douce chaleur.


Au réveil, l'eau a gelé dans la casserole. Je relance le feu qui sommeillait à peine et le jour se lève.Je vais à la rivière, encore engourdi, et accueille la morsure de l'eau avec une pointe de joie sauvage. L'eau glacée me secoue l'échine et je sens l'énergie circuler avec une vigueur délicieuse.

automne 2

Je m'élance dans les rochers pour accueillir le soleil avec reconnaissance et goûter à l'ivresse joyeuse des grands espaces. La rivière n'est plus qu'un ruban bleu sous mes pieds et je me sens aigle sur mon éperon rocheux, contemplant les montagnes autour de moi. Tout est immense, majestueux et sauvage, innondé de lumière. La neige couronne déjà les plus hauts sommets. La nuit est loin.

automne 5

C'était le dernier bivouac de l'année, rencontre solitaire avec les divinités cachées des eaux, de l'air, du feu et de la forêt du Vanson. Tout mon être baigne dans un extraordinaire silence (moi, si bavard d'habitude...) et j'accompagne tout au long de la journée les ondulations de la lumière, du vent et de la rivière qui impriment leur marque à travers tous mes sens. Je frémis d'un bonheur qu'il me coûte de quitter. Je remonte enfin la rivière, enveloppé d'une douce langueur un peu rêveuse, pénétré des méditations du jour et de la nuit précédente. Je ne sens plus mon sac à dos, tendu vers le murmure indéchiffrable que je devine confusément dans le clapotis de l'eau, les frémissements des sapins et le ballet des nuages. Je sens le feu de bois, je suis encore un peu des leurs. Puis vient l'heure et je regagne le pont moyen-âgeux où m'attend ma voiture. Jusqu'au prochain bivouac, lorsque la rivière et la forêt en auront fini avec l'hiver...

le dernier bivouac 2011

Posté par bivouac à 14:17 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
02 novembre 2011

PLEINE LUNE DE MAI 2012 et PROGRAMME 2012

sentiers 3

Programme 2012  des Sentiers du Bivouac :
 
 
     - 1) Grand Bivouac exceptionnel de la pleine lune de Mai : du  samedi 5 au mardi 8 mai 2012 (4j)
 
     - 2) Bivouac de pentecôte  : du samedi 26 au lundi 28 mai 2012 (3j)
 
 
    - 3) Sweat Lodge d'Automne : 22-23 septembre 2012 (2j)
 
Grand Bivouac de la pleine lune de mai  du 5 au 8 mai 2012 : 
 
Les Sentiers du Bivouac organisent un Bivouac vraiment  unique à l'occasion de la pleine lune de Mai, du 5 au 8 mai 2012, opportunité précieuse puisque celle-ci aura lieu en plein week-end.
 
C'est une occasion merveilleuse et privilégiée pour s'ouvrir aux puissants courants répandus à cette occasion dans la Nature.
Le mois de mai est un mois particulièrement magnétique et bénéfique, et la pleine lune de mai recèle des trésors insoupçonnés.
 
Pour rappel, ce moment particulier de l'année coïncide avec la WESAK, cérémonie spirituelle sacrée célébrée dans l'Himalaya depuis de nombreux siècles afin de diffuser les forces les plus positives et régénérantes sur toute la planète.
 
Nous aurons donc le plaisir, quelles que soient nos croyances, d'accueillir avec simplicité cette nuit lumineuse qui dans ce cadre de la  pleine nature risque de bénéficier d'une aura particulièrement inspirante et inoubliable !
 
Un bivouac plus long que d'habitude (4 jours) se tiendra en même temps et une Sweat-Lodge particulière sera organisée à cette occasion le dimanche. Pour les travailleurs, pensez à poser votre lundi le plus tôt possible et accordez-vous le privilège d'un pont puisque le mardi 8 mai est férié...
 
Le programme habituel se tiendra pendant les autres journées.
 
Je rappelle qu'il est demandé à tous les participants d'avoir lu et parcouru attentivement le contenu du site, et de souscrire notamment sans réserve à la Charte des sentiers du bivouac.
 
Important : Pour faciliter la bonne gestion et organisation du bivouac,  un chèque de réservation de 50 € (non encaissé) à l'ordre des Sentiers du Bivouac sera demandé afin d'éviter les annulations à la légère qui nuisent à la préparation du Bivouac. Ce chèque validera votre réservation et sera bien entendu restitué au commencement du Bivouac ou détruit en cas d'annulation pour cas de force majeure. Sinon il sera encaissé et servira pour les frais des prochains bivouacs en cas d'absence. 
 
[nb : le dimanche 6 mai aura lieu le 2ème tour des élections présidentielles. Si vous souhaitez honorer vos devoirs civiques, je suggère de donner procuration à une personne de confiance qui votera à votre place dans votre bureau de vote habituel. C'est une démarche très simple que vous pourrez effectuer au commissariat, à la gendarmerie ou encore au tribunal d'instance de votre domicile ou lieu de travail de préférence au plus tard 15 jours avant.]

Posté par bivouac à 15:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
21 septembre 2011

SENTIERS DU BIVOUAC SAISON 1 (2011)


hêtre frere web

 

Je remercie en cette équinoxe d'Automne tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur contribution cette année aux Sentiers du Bivouac. L'immersion dans la nature vibrante, généreuse, bienfaisante et secrète nous a comblé au-delà de mes espérances. La découverte, la tendresse, la joie, l'émerveillement ont été présents au rendez-vous et ont laissé à chaque fois une douce sensation de plénitude, de communion. Les connexions subtiles et régénérantes établies avec le lieu, en prise avec la Mère Terre, ont bénéficié à tous. Ces séjours rééquilibrent, harmonisent, font un bien profond et laissent une trace durable qui peut aussi éveiller une dimension insoupçonnée dans notre relation à la Nature.

La vocation des Sentiers du Bivouac est d'offrir une transcendance douce dans le partage, la simplicité, l'humilité et l'amitié en symbiose avec la nature environnante.

Pour ce qui me concerne, cela aura été totalement magique, entre ciel et terre. Vivant l'abondance du coeur avec mes compagnons de bivouac et porté par un bonheur omniprésent, entouré de portes invisibles, j'ai accueilli avec gratitude toute une saison de surprises et de découvertes. 

J'ai même reçu concrètement un héritage totalement inattendu, symbole chargé de sens : une antique vigie tapie dans la mémoire de siècles oubliés est venue à moi sur son promontoire caché, un temple de pierre et de mousse totalement imprévisible, veillé par quelques chênes-sentinelles maintenant en ces lieux une conscience-racine reliée à la forêt, aux montagnes et au murmure incessant de la rivière.

Nous avons été visités par un couple de chamois, traversant la rivière juste devant le bivouac (à 600m d'altitude, observation rare à cette hauteur), avons surpris un chevreuil et partagé la nuit avec le hibou.

Nous avons accompagné l'onde frémissante en descendant et remontant la rivière. L'appel de l'eau exaltée par le soleil brûlant le ciel est irrésistible. Cette eau apaise, guérit, défatigue. La baignade et l'immersion du corps dans les bassins turquoises recèle des félicités incomparables. Un plaisir de vivre déborde, et la conscience chavire vers des accords chamaniques spontanés.  

Nous avons plongé dans des bassins d'argile, et joué avec bonheur à nous enduire le corps avec une volupté joyeuse de cet onguent bienfaisant chauffé par le soleil.

Nous avons chanté avec le vent, porté notre voix dans le silence le plus profond de la forêt. Nos tambours ont résonné à l'unisson dans la nuit noire, appelant la lumière. 

Nous avons prié, dansé, vibré à l'écho de la fréquence sylvestre parmi chênes et hêtres.

La Sweat Lodge enfin a tenu toutes ses promesses, point d'orgue célébrant un office aux vertiges entre terre et feu.

À suivre, début novembre, le planning 2012 avec très probablement des bivouacs un peu plus longs et une semaine prévue au coeur de l'été...

 lanterne




 

 

Posté par bivouac à 11:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


14 septembre 2011

Retour sur la SWEAT LODGE du 10 septembre 2011

La première Sweat-Lodge de la rentrée (*) a eu lieu dans des conditions exceptionnelles. Avec un ciel limpide constellé d'étoiles pour toile de fond et la pleine lune jaillissant de la colline pour illuminer la rivière de rayons argentés, le cadre a été parfait. Un hibou a lancé la nuit avec son hululement qui a transpercé le silence comme un signal. 
Le feu s'est dressé dans les profondeurs nocturnes, léchant les pierres destinées au sacrifice jusqu'à les rendre incandescentes. Nous nous dressons près du feu, soutenant notre attente par la résonance mate des tambours.
Il y a quelque chose de grisant dans cette attente, comme un saut dans le vide riche de promesses. Quelques pierres éclatent au cœur du brasier et lancent dans le ciel une salve d'escarbilles exaltées, dignes d'un vrai feu d'artifice. Le feu nous parle. Certains en capterons peut-être les messages.

sweat lodge dr
Puis vient l'heure...nous nous déshabillons, le cœur battant comme pour un rendez-vous intime et secret. L'entrée dans la hutte est saisissante. La moiteur accueillante et les effluves de sauge nous font pénétrer dans un espace sacré. L'heure est au recueillement, à l'intériorisation et à l'écoute de nous-même et de notre corps. Une ou deux prières, brèves, suffisent, et les premières salves de vapeur  nous emportent dans une longue spirale d'une heure et demi au cœur de nous même. La montée en puissance des flux de vapeur agissent comme de profondes respirations issues de la terre pour emporter tout ce qui nous entrave. C'est une purification, dense, intense, où nos résistances habituelles cèdent une à une. 
En sortant après chaque porte nous baignons dans une paix intemporelle, où tout semble basculer dans un état de conscience apaisé, nos perceptions sensorielles paraissent même modifiées et tout change en douceur. Nous nous fondons dans la nuit, avant de replonger avec délice dans la Sweat-Lodge.
La dernière porte dépose nos ultimes forces en offrande au souffle occulte qui nous berce et nous caresse. Nous sommes presque à bout, littéralement dédoublés, et néanmoins une forme de plénitude ailée nous pénètre.
La dernière sortie de la hutte ressemble à une nouvelle naissance. Nous nous dirigeons vers la rivière pour vivre un baptême fugace et voluptueux avec l'eau de la rivière, scellant définitivement l'accord avec les puissances régénératrices de la nature nocturne et de ses feux secrets.
Les retrouvailles autour du feu sont joyeuses, et le bonheur d'une bonne soupe savoureuse complète la fin de l'office. Bonheur et partage, pour un bienfait inégalable.

sweat lodge dr 2

(*) Dans le sud de la France les feux sont strictement reglementés, donc il est préférable d'éviter de faire un feu de sweat lodge en période de sécheresse. Cette année la pluie est arrivée dès le 4 septembre et fut très abondante, levant tout risque d'accident au feu.

 En marge de la sweat lodge, pour ceux qui veulent savoir à quoi ressemble un gnome :

gnome

Posté par bivouac à 12:13 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
26 août 2011

TAMBOUR, SWEAT LODGE et Bivouacs.

TAMBOUR

Tambour

Le Tambour agit à la frontière entre deux mondes, le visible et l'invisible.
À l'impact du bâton sur la membrane répond un choeur sourd en écho,
et le tambour chaman se met à chanter.

Tambour (5)

Tout un monde est comme suspendu à la résonnance mate et profonde qui s'élève dans la forêt.
La réalité tangible et ses pesanteurs s'effacent en présence de frémissements soudains, de palpitations murmurantes qui enveloppent le silence de la nuit et nous font pénétrer dans les mystères du vivant.

Tambour (1)

Car c'est la pulsation première qui est ici honorée, célébrée, par un office païen vibrant de mémoires secrètes.

Valerian Brill

Tout vibre tacitement à l'unisson d'un accord pulsé du tréfonds des racines, des rochers, des cimes d'arbres pensifs, de la rivière et de la voute d'étoiles pour plonger au coeur de l'être, dans la pulsation rythmique du coeur physique.

Valerian Brill Tambour


C'est un grand moment de bonheur. Loin du temps, de la civilisation, des mirages de la société moderne. La magie pénétrante du tambour chaman rétablit un équilibre perdu en nous réintégrant dans un monde qui semble avoir été le notre autrefois, connecté à la source première, au coeur de la Nature. 

 

SWEAT LODGE

La « Sweat Lodge » ou hutte de sudation, ancien rite de purification et de communion spirituelle amérindien, trouve toute sa place dans notre monde de stress, de tension permanente, de frénésie matérialiste où tout nous incite à nous projeter à la périphérie de nous-même.

bivouac feu

Car une sweat lodge, outre le plaisir physique réel qu'elle peut nous procurer, offre une véritable plongée au coeur de l'être. La hutte, la pénombre et la chaleur moite constituent une matrice symbolique propice à des régénérations secrètes et subtiles. À plusieurs nous touchons parfois à des dimensions inoubliables dans le partage, l'authenticité et la communauté de coeur.

Concrètement cela s'apparente à un sauna intense en pleine nature, au contact réel des quatres éléments.

 

Sweat Lodge 2

Une hutte de branchages sert de cadre, au bord de la rivière, on introduit ensuite des pierres chauffées par le feu que l'on asperge d'eau pour produire la vapeur bienfaisante. Un rituel simple, axé autour des 4 éléments, sert de fil conducteur. La durée totale de la hutte de sudation varie entre 1h1/2 et 2h.

Une Sweat Lodge sera organisée prochainement. Me contacter pour davantage de précisions. 


Images  inédites des Bivouacs de Juin et d'Août

 

Bivouac 2011 (10)

Panorama sur les alpes de haute provence

Bivouac 2011 (12)

Le Vanson et ses gorges vivifiantes

Bivouac 2011 (19)

 

Bivouac 2011 (20)

Les Papillons apprécient les fleurs du trèfle bitumeux

Bivouac 2011 (5)

Sur le Pont

Bivouac 2011 (3)

L'élan des Bivouacs...

Bivouac 2011 (7)

Petit Canyon

Bivouac 2011 (8)

Le paquetage idéal

Bivouac 2011 (1)

Le Bivouac

 

Bivouac 2011 (4)

Même les animateurs ont besoin d'un petit temps de repos...

Bivouac 2011 (9)

Un invité inattendu

 

Posté par bivouac à 16:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
19 juin 2011

BIVOUAC DU 11 JUIN 2011

Nous avons vécu un bivouac magnifique, riche et dense à l'occasion de la Pentecôte. L'objectif a été pleinement atteint. La plupart des participants ne se connaissaient pas, et pourtant après quelques heures nous étions déjà tous en totale confiance, dans une harmonie et une reconnaissance mutuelle qui ont permis de vivre pleinement la raison d'être des Sentiers du Bivouac : créer du lien, vivre le partage, goûter une fraternité concrète et une communauté de coeur qui ouvrent grandes les portes d'un bien-être physique et spirituel.
 Nous avons inauguré une nouvelle coutume afin de sortir résolument de nos cadres de références respectifs : choisir un nouveau nom temporaire, le temps du Bivouac, afin de s'imprégner d'une nouvelle vibration avec laquelle chacun se sente en résonnance.

w 10

Ainsi sont nés, de gauche à droite : Lion Blanc, Faucon Blanc, Ivanne, Jura Sauvage, Naridja, Axel & Tamaya. De l'autre côté de l'objectif se trouve Elia.

w 1 (2)

La rivière, omniprésente, incite à une ballade nonchalante et apaisante...

w 1 

w 3


w 55 

La première cascade en contrebas, avec un petit parfum d'aventure douce à l'approche des gorges.

w 54 river

Les bouillons bienfaisants de la rivière avec ses jacuzzi naturels...

w 25

w 1 (1)

w 23

w biv

Enfin vient l'heure du repos, et du repas mérité...

10 06 chapat

Avec les délicieux chapatis au curry de Jura Sauvage...

w 5

Il reste encore un peu de la délicieuse tambouille du soir...

cro magnon

Rencontre avec des hommes sauvages, héritiers de la préhistoire ou honorables curistes surpris au cours d'un mémorable bain d'argile ?

w 33

Enfin, les jeux, dans un écrin de verdure innondé de soleil.

w 17

w 21

Il y a eu aussi d'autres moments infiniment précieux, comme le voyage chamanique au tambour près du feu, sous les étoiles, qui nous a réservé plus d'une surprise ! 

Enfin, pour terminer, un mot tout simple d'Ivanne reçu sur mon portable qui, plus qu'un long discours, résume l'ambiance de ce deuxième bivouac de l'année :"Un immense merci à Lion Blanc pour ce merveilleux week-end...plein de joies, de paix, d'harmonie et de gratifications  qui chauffent le coeur. Merci à tous et gros bisous d'Ivanne !"

Vivement le prochain...

Posté par bivouac à 21:27 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
09 mai 2011

BIVOUAC du 6 MAI 2011

Pour notre premier Bivouac de l'année, le temps a été au rendez-vous. 

L'occasion de mettre en place les premiers jeux,
et de lancer des premiers signaux au royaume vibrant
tout autour de nous.

Bivouac_mai_12

bivouac_57

Bivouac_mai_1

Initiée par une communion intense avec le temple de verdure environnant,

bivouac_50

BIV 1 2011Bivouac_mai_2

la matinée a été rythmée, joyeuse et vibrante,

Bivouac_mai_7

entre éclats de rire et recueillement.

Bivouac_mai_8

Bivouac_mai_9

 

Bivouac_mai_3

Du Land Art spontanément improvisé livre ses trésors au sable...
 

bivouac_mai_land_art

symbolisant des ondes de forme à l'image des dévas à l'oeuvre
dans la nature.

Bivouac_mai_5

Home sweet Home of the Wild...
Le coeur du bivouac, notre foyer
pour deux nuits, nous offrira la 
bienveillante couverture de ses rameaux
d'Hêtres...

 Bivouac_mai_6

autour de l'âtre...

Bivouac_mai_13

théâtre de mitonnages savoureux...

bivouac_mai_32

Le presque confort d'un bon matelas de sol et d'un duvet douillet...

bivouac_mai_21

Puis vient la nuit avec son cortège d'étoiles et l'ivresse du partage
autour du feu, avec la palpitation des tambours.

Bivouac_mai_10

Le lendemain, randonnée entre Lure et Vaumuse par des sentiers ennivrants
tapissés de fleurs et frémissants de présences féériques. 

Bivouac_mai_4 

Au détour d'un affluent du Vanson, un bassin 
habité par une présence diaphane nous saisit tous.
Un courant extatique imprègne le lieu, nous le sentons
et une douce joie s'installe parmi nous.

Bivouac_mai_14

bivouac_mai_30

Bivouac_mai_15 
 Un peu plus loin, des cascades nous accueillent
au sortir du défilé des gorges.


bivouac_mai_20

Désormais, rendez-vous pour la pentecôte,
du 11 au 13 Juin ! 

 

Posté par bivouac à 19:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
28 mars 2011

INTENDANCE et ce que chacun doit apporter.

Voici les grandes lignes concernant le matériel à emporter individuellement pour les Bivouacs. La grande bâche et  la cocotte seront apportés par mes soins. Chacun doit penser à se munir de bonnes chaussures de marche, d'un bon sac à dos (minimum 50 L, et surtout pas de sacs portés à la main !!), d'un très bon duvet, d'un tapis de sol le plus confortable possible (gonflable), d'une bâche légère, d'une gamelle et autres ustensibles utiles (couverts, bol ou gamelle, opinel, lampe de poche). En cas de temps incertain, un parapluie peut s'avérer utile...ainsi que des vêtements de rechange évidemment (protégés dans des sacs plastiques).
Chacun prendra soin également d'apporter de l'eau pour la boisson et la soupe du soir et des légumes et un peu de pâtes ou céréales que nous mélangerons ensemble (voire, pour ceux qui veulent limiter le poids en portage, des soupes lyophilisées et surtout, très utile : flocons de pommes de terre avec du lait en poudre bio). Selon la saison, on peut apporter un peu d'huile et de la farine pour réaliser quelques chapatis avec les plantes sauvages que nous aurons trouvées. Pour les repas de midi, chacun sera autonome (paté végétal, fougasses, fruits et fruits secs etc.) ainsi que pour les petits déjeuners.
Une petite trousse de pharmacie peut s'avérer utile (suggestions : Huiles essentielles de lavande et de menthe, citronnelle, sparadrap, compresses, pansements, bandes élastique (entorses), Stéristrip, pommade à l'arnica, Homéoplasmine, Charbon végétal etc. Homéopathie : Apis Melifica 5 CH, Arnica Montana 5 & 9 CH, Belladona 5 CH, Nux Vomica 5 CH, Phosphorus 5 CH etc).N'oublions pas l'indispensable pince à épiler. D'autre part l'aspivenin est fourni.
Rappel : les produits de beauté, les parfums et autres cosmétiques n'ont pas leur place dans la nature. Pour les toilettes, nous utiliserons une petite pelle (papier toilette bio si possible !). Par égard envers la rivière nous utiliserons du savon bio pour un impact écologique exemplaire.

Posté par bivouac à 13:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]