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Je remercie en cette équinoxe d'Automne tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur contribution cette année aux Sentiers du Bivouac. L'immersion dans la nature vibrante, généreuse, bienfaisante et secrète nous a comblé au-delà de mes espérances. La découverte, la tendresse, la joie, l'émerveillement ont été présents au rendez-vous et ont laissé à chaque fois une douce sensation de plénitude, de communion. Les connexions subtiles et régénérantes établies avec le lieu, en prise avec la Mère Terre, ont bénéficié à tous. Ces séjours rééquilibrent, harmonisent, font un bien profond et laissent une trace durable qui peut aussi éveiller une dimension insoupçonnée dans notre relation à la Nature.

La vocation des Sentiers du Bivouac est d'offrir une transcendance douce dans le partage, la simplicité, l'humilité et l'amitié en symbiose avec la nature environnante.

Pour ce qui me concerne, cela aura été totalement magique, entre ciel et terre. Vivant l'abondance du coeur avec mes compagnons de bivouac et porté par un bonheur omniprésent, entouré de portes invisibles, j'ai accueilli avec gratitude toute une saison de surprises et de découvertes. 

J'ai même reçu concrètement un héritage totalement inattendu, symbole chargé de sens : une antique vigie tapie dans la mémoire de siècles oubliés est venue à moi sur son promontoire caché, un temple de pierre et de mousse totalement imprévisible, veillé par quelques chênes-sentinelles maintenant en ces lieux une conscience-racine reliée à la forêt, aux montagnes et au murmure incessant de la rivière.

Nous avons été visités par un couple de chamois, traversant la rivière juste devant le bivouac (à 600m d'altitude, observation rare à cette hauteur), avons surpris un chevreuil et partagé la nuit avec le hibou.

Nous avons accompagné l'onde frémissante en descendant et remontant la rivière. L'appel de l'eau exaltée par le soleil brûlant le ciel est irrésistible. Cette eau apaise, guérit, défatigue. La baignade et l'immersion du corps dans les bassins turquoises recèle des félicités incomparables. Un plaisir de vivre déborde, et la conscience chavire vers des accords chamaniques spontanés.  

Nous avons plongé dans des bassins d'argile, et joué avec bonheur à nous enduire le corps avec une volupté joyeuse de cet onguent bienfaisant chauffé par le soleil.

Nous avons chanté avec le vent, porté notre voix dans le silence le plus profond de la forêt. Nos tambours ont résonné à l'unisson dans la nuit noire, appelant la lumière. 

Nous avons prié, dansé, vibré à l'écho de la fréquence sylvestre parmi chênes et hêtres.

La Sweat Lodge enfin a tenu toutes ses promesses, point d'orgue célébrant un office aux vertiges entre terre et feu.

À suivre, début novembre, le planning 2012 avec très probablement des bivouacs un peu plus longs et une semaine prévue au coeur de l'été...

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